Un test menaçant pour la démocratie au Ghana

Le Ghana est souvent considéré comme l’un des succès de la démocratie africaine. Depuis plus de 25 ans, il y a eu des élections régulières avec des transitions pacifiques d’un parti politique à un autre. En un peu plus d’un mois, cependant, la démocratie du Ghana pourrait faire face à la plus grande crise depuis des années.

Il y a peu de temps, nous avons pris note des commentaires du Président John Mahama devant l’Assemblée générale des Nations Unies dans lesquels il a gentiment dit à la communauté internationale de ne pas examiner la démocratie de son pays. Il y a des raisons pour son attitude défensive apparente. Il y a de plus en plus de preuves que le mécontentement du public, couplé aux lacunes des procédures de vote, pourrait créer une situation tendue et incertaine. Continue reading « Un test menaçant pour la démocratie au Ghana »

Déclaration de Rick Gittleman sur l’extension des sanctions supplémentaires aux fonctionnaires en RDC

Le 28 septembre, le Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département américain du Trésor a annoncé l’extension des sanctions imposées à Gabriel Amisi Kumba et John Numbi, suite à ce qu’il appelait « des indications croissantes que le Gouvernement de la République démocratique du Congo (DRC) continue à réprimer l’opposition politique dans le pays, souvent par des moyens violents ». « Dans le cadre de ce programme de sanctions, tous les biens de ces deux personnes dans la juridiction américaine ont été gelés et les Américains sont interdits de faire affaire avec eux.

« L’action d’aujourd’hui s’appuie sur l’engagement continu des États-Unis à perturber ce comportement destructeur et à favoriser un avenir meilleur et plus stable pour la RDC et le peuple congolais », a déclaré John E. Smith, directeur par intérim de l’OFAC. « L’action d’aujourd’hui ne s’adresse pas aux habitants de la RDC. Il est destiné à changer le comportement des personnes ciblées ». Continue reading « Déclaration de Rick Gittleman sur l’extension des sanctions supplémentaires aux fonctionnaires en RDC »

Les sanctions en RDC commencent à prendre forme, et doivent être étendues

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo (RDC), les États-Unis ont une décision urgente et compliquée à prendre. Les USA peuvent soit étendre les sanctions ciblées et autres pressions financières afin d’aider à faciliter la fin constitutionnelle de l’échec présidentiel de Joseph Kabila. Ou ils peuvent maintenir le statu quo au risque de voir cette nation, de 80 millions de personnes, se retrouvait plonger dans le chaos et la violence.

Kabila a pris les rênes de la RDC lors de l’assassinat de son père, Laurent Kabila. En 2006, Joseph Kabila a été élu pour premier mandat Présidentiel complet suite à un scrutin jugé raisonnablement libre et équitable par la communauté internationale. Cependant, sa réélection en 2011 a été largement considérée comme frauduleuse et illégitime. En vertu de la Constitution congolaise, Kabila doit quitter ses fonctions le 19 Décembre 2016, mais au cours de ces 20 derniers mois, il s’est engagé dans une série de manœuvres mensongères et mortelles, afin d’éviter cette réalité et tenter ainsi de conserver le pouvoir après l’expiration de son mandat constitutionnel.

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Les experts en politique étrangère disent aux sénateurs que les sanctions sont meilleures.

Les sanctions ont longtemps été un outil de politique préférée des États-Unis et d’autres pays pour contrecarrer les violations des droits de l’homme, le trafic de drogue et les activités terroristes. Les experts disent que l’efficacité des sanctions sur certains régimes les plus néfastes  en Afrique sub-saharienne dépendent,  si elles sont ciblées en temps opportun, et complètent les efforts multilatéraux les plus larges.

À défaut d’autres choses, des sanctions par les États-Unis sont un « signal politique le plus apparent et convaincant de la nation la plus puissante du monde », a déclaré le Dr Todd J. Moss, Chef des opérations et Senior Fellow au Center for Global Development. Il était parmi les experts qui ont comparu devant le Comité sénatorial des relations étrangères le 8 Juin. Continue reading « Les experts en politique étrangère disent aux sénateurs que les sanctions sont meilleures. »

Le Tour de Force de Kofi Annan pour la démocratie

Il vaut la peine de lire quelques idées sur le lien entre la démocratie et l’amélioration tangible dans la vie quotidienne de l’un des Hommes d’État les plus respectés d’Afrique, ancien Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan.

Lors d’un récent discours dans son Ghana natal, Monsieur Annan a déclaré que l’intégrité des élections détient les perspectives de croissance et de prospérité économique. Il a exhorté les dirigeants politiques et autres à respecter les principes démocratiques d’inclusion, d’intégrité et de courage qui favorisent une société pacifique. Continue reading « Le Tour de Force de Kofi Annan pour la démocratie »

Elections libres et démocratiques en péril en Gambie

Rare est le réformateur qui reste au pouvoir pendant 20 ans ou plus. En général, plus le mandat d’un leader politique est long, plus il est probable que la répression remplace la réforme. Le vernis démocratique s’amincit avec le temps et finit par disparaître complètement. L’agitation populaire pour une vie meilleure est considérée comme une menace pour la sécurité nationale afin de garder le statu quo malheureux devient la principale préoccupation du dirigeant. Le dernier exemple en date de ce phénomène est en Gambie sous le président Yahya Jammeh. Continue reading « Elections libres et démocratiques en péril en Gambie »

Les dirigeants d’opposition de la RDC cherchent des sanctions et insistent que les élections soient possibles

Olivier Kamitatu, le vice-président du G-7, coalition de partis politiques opposés aux manœuvres du président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila à éviter les élections de cet automne, a un message simple pour les décideurs politiques de Washington.

« L’espace politique en RDC est fermé, » a-t-il dit lors d’un forum organisé le 19 mai par le  Atlantic Council’s Africa Center en partenariat avec United for Africa’s Democratic Future. « Nous savons aujourd’hui qu’il organisera pas les élections et nous avons besoin de votre aide plus que jamais ». Continue reading « Les dirigeants d’opposition de la RDC cherchent des sanctions et insistent que les élections soient possibles »

Menace croissante du terrorisme contre la paix et la démocratie en Afrique sub-saharienne

Al-Qaïda et ses cousins extrémistes ne se contentent pas de tirer parti de la mauvaise gouvernance et du désespoir économique pour recruter de nouveaux adhérents et s’imposer sur la population en Afrique sub-saharienne. Il est de plus en plus évident que les terroristes veulent aussi affaiblir les démocraties émergentes et les sociétés tolérantes sur le continent. La réponse de la communauté internationale doit être le courage et la détermination. Continue reading « Menace croissante du terrorisme contre la paix et la démocratie en Afrique sub-saharienne »

Clarté constitutionnelle contre Confusion Orchestré en RDC

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila est aussi opaque sur ses plans pour quitter la présidence à la fin de l’année que la Constitution du pays est clair à ce sujet: Il doit quitter lorsque son second mandat de cinq ans prend fin en Décembre.

Dans une analyse de lecture indispensable dans The Hill cette semaine, le Dr J. Peter Pham du Conseil de l’Atlantique cite les sections pertinentes de la Constitution de la RDC pour confirmer ceci: « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois » (Article 70) et « le nombre et la durée des mandats du Président ne peuvent être l’objet d’aucune révision constitutionnelle » (Article 220). Continue reading « Clarté constitutionnelle contre Confusion Orchestré en RDC »

Communauté mondiale cherche à éviter la crise en RDC

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé le mandat de la mission des Nations Unies en mis République démocratique du Congo (RDC) d’une autre année, indiquant ainsi la prise de conscience de la communauté internationale et le souci de la profonde crise politique et humanitaire qui pourrait être imminente en Afrique centrale.

La résolution adoptée à l’unanimité par les 15 membres du conseil a été introduite par la France. Elle a mis en garde par rapport à la situation humanitaire périlleuse et a demandé des mesures pour éviter des retards dans les élections présidentielles prévues pour Novembre. La résolution demande au gouvernement de la RDC de poursuivre les auteurs de violations du droit international humanitaire ou des violations et atteintes aux droits de l’homme, en particulier ceux qui peuvent constituer des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, y compris ceux qui sont commis dans le contexte du processus électoral.

Les combats en RDC dans les années 1990 ont débordé les frontières, déclenchant ainsi l’instabilité et le combat qui a probablement fait des millions de morts en Afrique centrale. Même si les combats ont diminué dans de nombreuses zones, le président Joseph Kabila n’a qu’une emprise fragile sur cette nation de près de 80 millions de personnes. Au cour de la dernière année, ses manigances apparentes pour contourner l’interdiction constitutionnelle de rester en fonction au-delà de l’expiration de son second mandat de cinq ans en Novembre a rehaussé les tensions.

Selon l’annonce de l’ONU, par le biais du chef de la Mission de l’Organisation de Stabilisation en RDC (MONUSCO), Maman Sidikou, a déclaré la semaine dernière que le pays est à un «moment critique» avec la montée des tensions politiques avant les élections, ce qui pourrait conduire à la violence.

La résolution de la France, « a exhorté le gouvernement et toutes les parties prenantes pour assurer un processus électoral libre et démocratique, des élections crédibles « dans les délais prescrits et conformément à la constitution ». Elle invite en particulier le gouvernement de Kabila et ses partenaires nationaux, y compris la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), à faire en sorte d’assurer « un processus électoral transparent et crédible ». La résolution stipule que cela devrait inclure « un calendrier électoral détaillé du cycle électoral par la CENI, un budget électoral adéquat et un code de conduite électoral, et pour mener à bien « sans délai » une mise à jour crédible du registre électoral.

L’extension de la présence de la MONUSCO, qui compte jusqu’à 19, 815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 personnels de police et 1.050 membres d’unités de police constituées, souligne les violations en cours contre les droits de l’homme en RDC. Il se concentre notamment sur la protection des enfants, la violence et les abus sexuels.

La résolution du Conseil de Sécurité montre que les nations clés reconnaissent enfin l’importance des enjeux en empêchant la RDC de sombrer  dans la violence politique. Elle affirme la prise de conscience que des élections libres et démocratiques peuvent jouer un rôle essentiel dans ce processus. La résolution coïncide avec l’émergence apparente d’un consensus entre les membres d’un groupe d’opposition de premier plan pour soutenir Moïse Katumbi, un ancien gouverneur de la province, à briguer la présidence.

Ce qui est essentiel maintenant est de soutenir cet objectif avec détermination internationale. Le leadership de la France devrait être une sonnette d’alarme pour les autres pays d’appliquer tout moyen politique et économique pour s’assurer que la démocratie prévaudra et  que le peuple de la RDC aura la chance de construire un avenir meilleur.

Nous savons par le passé que ce qui se passe en RDC peut avoir une profonde répercussion sur ses voisins – le plus souvent négative. Le monde ne doit pas laisser passer une chance historique pour aider la RDC à se guérir et affecter ses voisins de manière positive.